"Molly" is an audiovisual piece resulting from the collaboration between the composer Pierre Joseff and the designer Hugo Duina.

The musical work begins with a piezo microphone applied to the throat of a woman talking. His voice, but also all the noises generated by the manipulation of the microphone, are recorded. The sounds are then reworked by computer: the composer distorts, alters, stretches the sound material until it is completely unrecognizable. The results are extremely varied, so this recording is the only sound source for the entire piece.

The images in the video were captured by filming the inside of a cardboard box. Painted black, it has a few holes and contains reflective surfaces. The light rays entering the box are reflected and fragmented, sometimes colored by red or green filters placed on the openings. Editing software then makes it possible to reverse, duplicate and distort these images, reinforcing the kaleidoscopic games sketched during the shooting.

Feeling the great affinity of his images with the piece composed by Pierre Joseff, Hugo Duina decided to make it the backbone of his video work. He then lets himself be guided by the different emotions conveyed by the sounds to choose the images to associate with them, and thus develops his montage.

"Molly" est une pièce audiovisuelle issue de la collaboration entre le compositeur Pierre Joseff et le designer Hugo Duina.

Le travail musical commence avec un micro piézo appliqué sur la gorge d’une femme en train de parler. Sa voix, mais aussi tous les bruits engendrés par la manipulation du micro, sont ainsi enregistrés. Les sons sont ensuite retravaillés par ordinateur : le compositeur déforme, altère, étire la matière sonore jusqu’à la rendre tout à fait méconnaissable. Les résultats sont extrêmement variés, si bien que cet enregistrement constitue l’unique source sonore du morceau.

 

Les images de la vidéo ont, quant à elles, été captées en filmant l’intérieur d’une boîte en carton. Peinte en noir, celle-ci est percées de quelques trous et contient des surfaces réfléchissantes. Les rais de lumière entrant dans la boîte sont ainsi reflétés et morcelés, parfois colorés grâce à des filtres rouges ou verts posés sur les ouvertures. Un logiciel de montage permet ensuite de renverser, dupliquer et déformer ces images, renforçant les jeux kaléidoscopiques esquissés lors de la prise de vue.

Sentant la grande affinité́ de ses images avec le morceau composé par Pierre Joseff, Hugo Duina décide d’en faire la colonne vertébrale de son travail vidéo. Il se laisse alors guider par les différentes émotions véhiculées par les sons pour choisir les images à y associer, et élabore ainsi son montage.

Laureline Lê